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Dominique de Villepin met sa petite culotte de chou

Photo du rédacteur: Armand Dariz
Armand Dariz
6 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 sept.

par Bertrand Meesemaecker


" Je n'ai pas mis ma petite culotte de chou pour me faire brouter le derrière par les petits lapins. " Entretien du 30.08.26 sur @bfmtv. urlr.me/PwkYFy

Ou comment le ministre des affaires étrangères qui a fait trembler les Etats-Unis armé de sa seule verve et de sa mèche flamboyante en 2003 est devenu ce Malraux Marque Repère, prêt à tout pour glaner quelques voix, pour un peu d'attention, pour un micro bad buzz : " Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi ! ", prophétisait bien malgré lui le regretté Léon Zitrone.



Du tribun flamboyant


Et pourtant rappelle toi camarade, ce jour où toi aussi, tu as été fier d'être français, cela ne t'arrive pas tous les jours, moi non plus. C'était le vieux monde contre le nouveau, la plume contre l'épée, David contre Goliath, c'était l'étincelant Dominique de Villepin, seul contre toute l'administration américaine.

" Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. " Dominique de Villepin, 14 février 2003 devant le Conseil de sécurité des Nations unies

Après ce jour où le temps s'est arrêté, Dominique ne fut plus jamais le même. Il connut la gloire, les ovations, les plateaux télés et les petites culottes. Immortalisé à tout jamais dans l'inoubliable "Quai d'Orsay", chef d'oeuvre d'Antonin Baudry et Christophe Blain (que je vous recommande chaleureusement) puis dans le film éponyme où Thierry Lhermite incarnait merveilleusement notre champion grisonnant aux cotés du regretté Niels Arestrup, Dominique s'est perdu. Il était montré trop haut, trop vite et trop seul.

C'est ainsi qu'il a délaissé les prestigieuses affaires internationales pour se consacrer à la botanique et aux mœurs étranges qu'il prête aux léporidés.


Au Malraux Marque Repère


A l'époque du discours de l'ONU, j'avais sincèrement pensé à Malraux : " Entre ici Jean Moulin, avec ton terrible cortège … "

Et puis, j'y ai repensé récemment de façon beaucoup plus anecdotique à propos de cette sombre histoire des deux statuettes de Napoléon l'une offerte par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso et l’autre par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci à notre Cicéron national par l'intermédiaire de l'ineffable Robert Bourgi, le monsieur Françafrique du président Sarkozy (que le monde est petit). Un acte manqué sans doute aussi disruptif au quai d'Orsay que malrucien. Et je m'en explique.

En 1923, accompagné de sa femme Clara et d’un ami, André Malraux, encore inconnu, monte une expédition au Cambodge pour voler des statues d’Angkor et les revendre. L’aventure tourne au fiasco, il sera arrêté, jugé et condamné pour pillage de patrimoine national, avant de faire l’objet d’une grande campagne de défense et de rentrer en France. urlr.me/S5VVra


Il est sans doute dommage de n'avoir pas trouvé davantage de points communs entre ces deux grands hommes. C'est vrai qu'il est grand Dominique.


" Quand on n'arrive pas à la cheville d'un grand homme, on lui baise les bottes. " Victor Hugo


Voilà tout ce que je pouvais vous dire dans ma petite feuille de chou. N'en déplaise aux petits lapins.




 
 
 

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Invité
06 sept.
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